Tim Nixon de Payment Rails sur le potentiel des fintechs au Canada

Phil Siarri s’entretient avec Tim Nixon, cofondateur et PDG de Payment Rails, une startup canadienne offrant une plate-forme technologique en nuage qui permet aux entreprises d’envoyer des paiements à toute personne ou entreprise. Récemment, la version bêta du API de paiement de l’entreprise a été annoncée.

Bonjour Tim. Peux tu nous parler de ton parcours professionnel et ton entreprise Payment Rails?

Je suis australien. J’ai déménagé au Canada en 2009 après avoir passé cinq ans à Londres, au Royaume-Uni. Je travaille dans le secteur des paiements depuis six ans, ayant travaillé auparavant pour un concurrent de PayPal, où j’ai dirigé les équipes d’opérations qui supportent des millions d’utilisateurs qui envoient des paiements dans 190 pays.

À la mi-2015, j’ai co-fondé Payment Rails avec Ferhan Patel, un autre vétéran de l’industrie des paiements. Nous avons constaté d’emblée les difficultés et les coûts élevés pour payer les travailleurs autonomes à l’échelle internationale, et nous avons décidé d’y remédier. À la base, nous construisons l’API de paiement la plus puissante pour les entreprises qui envoient des paiements à l’échelle mondiale. De plus, nous avons créé un tableau de bord convivial pour les entreprises de toutes tailles pour envoyer facilement des paiements à un coût beaucoup plus faible que leur banque.

Quelle est votre stratégie de financement actuelle pour Payment Rails?

Le secteur des paiements est devenu plus compétitif ces derniers temps. Quel est le point fort de Payment Rails?

Votre marché cible comprend les pigistes, réseaux publicitaires et crowdfunders, entre autres. Qu’est-ce qui a amené ton équipe à choisir un éventail de clients potentiels aussi large?

Nous croyons fermement à l’avenir de l’économie à la demande. Il y aura plus de 500 millions de travailleurs indépendants dans le monde d’ici à 2025, et notre vision est de devenir le meilleur moyen pour les entreprises et les plates-formes de payer leur main-d’œuvre mondiale à la demande.

Payment Rails est membre de deux centres technologiques canadiens: MaRS (Toronto) et le Studio fintech FCP (Montréal). À ce jour, quelle a été ton expérience avec ces entités?

MaRS à Toronto est un écosystème de démarrage vraiment bien organisé, et ils nous ont aussi beaucoup soutenus. Adam, Dinero, Alex et l’équipe MaRS sont toujours prêts à nous aider de toutes les manières possibles. Nous avons récemment rejoint leur programme de venture growth et nous sommes impatients de travailler encore plus étroitement l’équipe.

L’industrie des fintechs se développe au Canada. Toutefois de nombreux entrepreneurs de cet écosystème mentionnent un environnement réglementaire plutôt défavorable. Que pourraient faire les organismes de réglementation fédéraux et provinciaux pour répondre à ces préoccupations?

Le Canada devrait mettre en place un “sandbox” de réglementation, suivant le modèle du Royaume-Uni, de l’Australie et bientôt de Singapour. Un sandbox permettra aux entreprises fintech début de lancer un MVP et fonctionner de manière très contrôlée et limitée. Il les aidera à bien comprendre et travailler pour être conforme aux règles avant d’aller sur le marché. Il serait également mieux les préparer (cela incluant beaucoup d’entreprises de services monétaires) à ouvrir des comptes bancaires avec les banques titulaires. L’établissement de liens solides entre un sandbox et les banques existantes serait important pour son succès.

Quelle est la suite pour Payment Rails en 2017?

Ce texte en français est une adaptation de la version originale anglaise “Tim Nixon from Payment Rails on Canada’s fintech potential” publiée sur BankNXT, le 16 janvier 2017.

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