Adoption des Robo-conseillers : un début prometteur

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Les robo-conseillers sont l’un des sujets les plus parlés au sein de l’écosystème fintech. Sur le papier c’est un concept impressionnant et les consommateurs autour du monde leur donnent de plus en plus raison.

Que sont les robo-conseillers?

Un robo-conseiller est un service de gestion de patrimoine en ligne qui fournit des conseils de gestion de portefeuille automatisés basés sur des algorithmes … sans planificateurs financiers humains. Ces services utilisent des logiciels similaires à ceux des conseillers traditionnels axés sur la gestion de portefeuille et généralement n’impliquent pas d’aspects plus personnels de la gestion du patrimoine, comme les impôts, la retraite ou la planification successorale. Ces conditions signifient souvent aucun ou un dépôt de fonds minimum très bas et des frais réduits.

Le taux d’adoption est fort chez les riches

Sur la base d’une récente étude de PwC qui a interrogé 1 010 individus riches, 13% et 23% des riches, ou ceux ayant au moins 1 million de dollars (US) en actifs disponibles, utilisent des robo-conseillers en Asie et en Europe respectivement. L’adoption en Amérique du Nord dans ce groupe est beaucoup plus modeste (6%). Une explication à cela est que peut-être la culture du service local met l’accent sur l’interaction humaine, surtout si l’investissement monétaire est élevé … pour l’instant.

Les consommateurs de la classe moyenne et les millennials

Qu’en est-il des individus en dehors du traditionnel marché de la gestion de patrimoine? En juillet 2016, Betterment, le grand-père des robo-conseillers américains, a annoncé que ses actifs sous gestion avaient dépassé 5 milliards de dollars, devenant ainsi le premier robo-conseiller à atteindre cet objectif grâce à un dépôt sans minimum généreux et à des frais peu élevés. Le solde de compte moyen est de 29 000 $ alors que le montant le plus important investi par un particulier est de 10 millions de dollars. Il s’agit d’un grand contraste avec les services de gestion de patrimoine traditionnels qui exigent souvent un minimum d’ 1 million de dollars (USD) en actifs investis. Wealthfront, un autre robo-conseiller important aux États-Unis avec 2 milliards de dollars en actifs à partir de Mars 2015, rapporte que 60 pour cent de ses clients ont moins de 35 ans et 90 pour cent ont moins de 50 ans.

Regarder de l’avant

Évidemment, il faudra peut-être un certain temps pour que les robo-conseillers deviennent vraiment un service largement adopté. Par exemple, il a fallu environ 20 ans depuis les années 1980 pour que les services bancaires en ligne de base obtiennent une certaine traction significative dans les pays développés. Je prédis que le taux d’adoption des consommateurs millénaires, qui souvent préfèrent une “interaction humaine minimale” avec les services financiers, va monter en flèche une fois que ce groupe a plus d’actifs à investir (les 5 prochaines années pourraient s’avérer décisives).

Cet article est une traduction de la version originale anglaise “Robo-advisors adoption: A promising start” publiée le 15 août 2016 sur financialit.net.

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